La conserverie théâtrale

Les traces inspirées par...

"Au départ, il y a une idée, ensuite sa concrétisation. Et après... il y a ce qu'il se passe, le prévu et l'imprévu, ce qui nous échappe... J'ai eu envie d'essayer d'en garder un peu la trace..."

 

Thierry Combe

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samedi 20 mars - traces #1

" Il parait que les relations humaines..."

Il paraît que les relations humaines, ça nous nourrit... Ce matin sur le marché de Voiteur c’était tellement nourrissant...
Merci à tous, et à chacun pour tout ce que vous avez troqué contre nos mots en bocaux. En plus des biens « matériels » échangés ce qui était le plus fort c’était d’être là, ensemble dans l’espace public. Dans l’interstice entre les règles, il y avait un espace... Nous l’avons saisi ensemble. Qu’est-ce que c’était bon ! Parler, rire, partager des émotions, se souvenir des belles choses, des aventures communes, faire de l’infiniment petit qui fait grandement du bien, faire circuler des paroles théâtrales, entendre votre soif de nous retrouver sur scène...
Je suis repu. Merci.

 

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samedi 27 mars - traces #2

" y a ce qu'on compte, et y a ce qui compte..."

Hier sur le marché de Voiteur, nous avons complètement oublié de faire du chiffre... Aucune idée du nombre de mots échangés. Aucune idée du nombre de bocaux qui sont partis. Je pourrais sûrement essayer de recompter mais... ce n’est pas ce qui compte !
Vous étiez là, attendus ou inattendus, souriants ou interloqués, hilares ou stupéfaits. Nous sommes repartis avec des salades, du choux, du fromage de chèvre, de la cancoillotte, un croissant et un pain au chocolat, une belle carte postale, une bière, un pot de miel, des phrases, des phrases et  encore des phrases. Et des sourires. Et des yeux ronds.
Merci ! 
Ce qui était particulièrement frappant cette fois-ci, c’était de constater comme chaque parole en bocal trouve la personne qui lui correspond. Comme une évidence. Comme si c’était prévu. Comme cette phrase, préparée sans savoir, avec laquelle la comptable de notre Cie, venue nous rendre visite par surprise, est repartie : « y a ce qu’on compte, et y a ce qui compte »

 

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samedi 03 avril - traces #3

" y a ce qu'on compte, et y a ce qui compte..."

Fier de notre label « culture et proximité », convaincu de l’importance des circuits courts, j’ai décidé aujourd’hui de pousser le bouchon un peu plus loin en déplaçant mon stand de paroles théâtrales en bocaux... en brouette !
RÉSULTAT : Impact carbone du déplacement = zéro !

Aaaaaaaah, c’est bon parfois de réussir à allier aussi bien conviction et mise en action... :-)

 

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samedi 03 avril - traces #4

" Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de rigoler"
Quand j’ai lancé cette initiative de phrases théâtrales en bocaux, c’était un alliage entre profondeur, absurdité et malice. Ce qui me frappe maintenant, c’est qu’a priori je ne dois pas être le seul à pratiquer cet alliage.
Ainsi samedi, je me suis rendu à La Poste pour envoyer deux enveloppes contenant chacune un bocal de théâtre du réel, et j’ai posté un carton d’une vingtaine de bocaux à destination d’un village niché au cœur des Alpes suite à une demande via le formulaire Click & Collect... 
Sur ce dernier point, je vous donnerai plus de précisions quand je me serai assuré qu’ils sont bien arrivés. Revenons plutôt sur La Poste.
Pour être plus précis, samedi, pendant le marché, je me suis rendu à l’agence postale tenue par des employées communales dans l’ancien bureau de postes. Puisque La Poste a décidé de quitter notre village. Si je l’ai regretté sur le coup, j’avoue qu’aujourd’hui j’apprécie cette communalisation (comme une nationalisation mais à l’échelle d’une commune) par la mairie ! C’est un peu comme si ça redevenait un service public ! C’est vrai que les employés de La Poste qui tenaient le bureau avant étaient agréables, mais semblaient être un peu sous pression, ou du moins dépités (tendance affligés) de voir où le paquebot de leur entreprise se rendait. Aujourd’hui, les employées communales qui tiennent l’agence sont détendues et s’occupent par exemple également de la gestion du planning de la salle des fêtes. C’est pratique !

Si un jour il s’avère que vous avez la chance de passer à l’agence postale, après avoir salué l’employée qui s’y trouve, n’oubliez pas de faire un petit coucou à la caméra de surveillance qui vous filme. Elle est directement reliée au bureau des secrétaires de mairie. Françoise et Magali ont effectivement la chance de pouvoir regarder sur grand écran l’activité de l’agence postale. Pour un fondu des facteurs, des agences postales, et du service public comme moi, je trouve ça hallucinant qu’elles puissent vivre ce bonheur-là au boulot. Petit detail qui n’en est peut-être pas un, si vous voulez vous assurer que Magali et/ou Françoise sont bien en train de vous regarder, vous pouvez prendre la peine d’appeler la mairie pour les informer du coucou que vous leur faite. Parce qu’elles n’ont que l’image, elles n’ont pas le son. Du coup, c’est ce que j’ai fait samedi : coucou et téléphone  !
C’est quand même bien vrai qu’avec cette communalisation du bureau de postes, nous avons gagné en convivialité !

Par ailleurs, je profite de ce post pour informer tous les fans comme moi, (merci de vous faire connaître) que je vais probablement lancer une malicieuse pétition que je déposerai ensuite en mairie pour que nous puissions recevoir la chaîne qui diffuse l’activité de l’agence postale à domicile. Je vous rassure ça ne sera pas le Truman show, mais plutôt le bonheur de voir un service postal redevenir un service public…

Voilà c’était ça aussi ce samedi 3 avril au marché, un alliage de profondeur, d’absurdités et de malice.